Le télétravail favorise le recours à la chirurgie esthétique

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Phénomène inattendu et pour le moins curieux : la crise du Covid-19 et la généralisation du télétravail ont causé d’une façon directe l’augmentation sensible des opérations de chirurgie esthétique.

Cela fait plus qu’un an et demi que le monde vit au rythme de la pandémie de Coronavirus. Cette situation a des conséquences parfois dramatiques sur tous les aspects de la vie quotidienne : la santé, le moral, mais aussi l’image de soi.

Le port du masque n’a pas fait disparaître nos complexes. Au contraire, la crise sanitaire pourrait bien les avoir aggravés.

  • La relation entre le Covid-19 et la chirurgie esthétique

À première vue, on ne peut trouver aucun rapport entre la chirurgie esthétique et la pandémie de Covid-19. Et pourtant, depuis la fin du premier confinement, le nombre d’opérations de ce genre a trop augmenté et s’est envolé, avec une croissance même à deux chiffres. Le phénomène a de quoi surprendre, mais il serait lié à l’explosion du télétravail. Les gens chez eux, face à leurs miroirs, leur webcam ou aux réseaux sociaux, ils se sont trouvés confrontés à l’image qu’ils renvoient ou souhaiteraient renvoyer, ce qui peut générer de nombreuses frustrations et soucis à propos l’image qu’il veulent la donner aux autres.

La demande des interventions de chirurgie esthétique a augmenté de 20 à 30% en France avec les confinements à répétition. Un chiffre qui grimpe même de 40% dans certaines cliniques. Le constat est le même de l’autre côté de l’Atlantique. Aux Etats-Unis, une hausse de 64 % des consultations virtuelles a été constatée par « American Society of Plastic Surgeons » depuis le début de la pandémie. Injections de Botox, augmentations mammaires, liposuccions : la demande a bien explosé et les cliniques sont complets par les patients.

En cause notamment : le recours de plus en plus fréquent à la visioconférence dans le cadre du télétravail, ce qui a totalement bouleversé le rapport à l’image des gens envers eux-mêmes. On se voit, en permanence, soi-même, en bas de l’écran. À la maison on passe également plus de temps devant nos écrans, on est donc encore plus confrontés aux images, notamment sur les réseaux sociaux, qui diffusent l’injonction à la minceur ou à avoir un corps musclé et en bonne forme.

  • Zoom sur nos complexes

L’image que l’on a de nous-même depuis la pandémie peut même nous convaincre de franchir le pas et opter pour une intervention esthétique. Nous sommes en effet davantage confrontés à notre physique depuis l’apparition du Covid-19. Le virus a engendré un recours généralisé au télétravail et nous a privé de nos proches. Plutôt que de regarder les autres, nous nous scrutons davantage devant notre miroir, en visioconférence, ou sur les réseaux sociaux.

Rien d’étonnant quand on sait que l’usage des réseaux sociaux s’est démocratisé depuis la crise sanitaire et qu’une forte exposition à ces plateformes est liée à un intérêt pour la chirurgie esthétique, selon une étude faite pour analyser ce phénomène.

Si les cliniques de chirurgie esthétique étaient fermées pendant le premier confinement, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Et nombreux sont à en profiter et visent à essayer des interventions plastiques qu’ils souhaitent faire. Il faut dire que le contexte actuel est favorable pour passer sous le bistouri.

  • Les avantages du confinement

Dans les cliniques, les patients de la chirurgie esthétique sont soucieux de régler le plus rapidement possible ce qu’ils considèrent comme un problème et on trouve l’élément déclencheur est souvent le même. La nature des interventions est liée généralement par les liftings, opérations des lèvres, des paupières, du cou, etc. La plupart des nouvelles demandes concernent les interventions de visage. Car souvent, l’idée des patients est d’être joli envers les regards des autres, en cette période d’isolement imposé, aide à franchir le pas.

Avec le télétravail, il n’est pas forcément nécessaire de poser des congés pour passer des vacances et surtout dépenser de l’argent. Derrière un masque et à distance, il est plus facile de cacher ses hématomes et ses cicatrices. Sans compter que la crise sanitaire a permis d’économiser pour effectuer l’intervention. Plutôt que d’attendre de partir en vacances ou d’aller au restaurant, certains ont choisi de rediriger leurs dépenses et les mettre pour satisfaire leurs rêves et leurs souhaits.

L’exposition via les réunions en visio-conférence, et le temps passé à naviguer dans les réseaux sociaux qui favorisent la comparaison avec les autres en coté physique. En 2019, déjà, une étude américaine mettait en évidence le lien entre exposition aux réseaux sociaux et intérêt pour la chirurgie esthétique, après la pandémie en 2020 a boosté encore plus ce phénomène.

En parallèle, les gens qui font du télétravail qui ont moins dépensé en sorties, voyages et restaurants du fait de la pandémie, sont donc prêts à mettre leurs économies dans la chirurgie esthétique. On trouve qu’aux Etats-Unis par exemple, une hausse de 64 % des consultations en ligne a été constatées depuis le début de la pandémie du covid-19.

jacques

jacques

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